La supervision intègre les trois dimensions d’un accompagnement efficace :
La dimension du lien renvoie à la qualité de la relation qui se doit d’être ni trop proche, ni trop lointaine. Au superviseur de trouver et de maintenir la bonne distance, celle qui permet au supervisé de se sentir entendu et compris, respecté et considéré. Si la dimension du lien n'est pas suffisamment présente, les autres dimensions, celle du but et de la tâche, ne peuvent se mettre en place car la relation affective sert de base au travail intellectuel.
La dimension du but met en relief l’objectif que poursuivent les deux protagonistes : le superviseur et le supervisé. Dans la mesure où le but avoué d’une action d’accompagnement dépend non seulement du sujet accompagné mais également du modèle utilisé pour réaliser l’intervention, il importe que le superviseur et le supervisé possèdent tous les deux des informations sur le cadre de référence et le référentiel du superviseur, tant sur le plan théorique que pratique.
La dimension de la tâche renvoie aux identités de rôle des deux personnes concernées ainsi que leurs « droits et devoirs respectifs ». En effet, en répondant à la question : " Qui suis-je face à vous ? ", le superviseur et le supervisé se positionnent l’un vis-à-vis de l’autre et décident de leur contrat. Leurs attentes respectives sont élucidées ; les moyens d'évaluation de l'action sont choisis. Il revient, alors, au superviseur de structurer la demande, de déterminer le cadre et le dispositif de son intervention. La supervision représente une relation, fruit d'une rencontre, dont le résultat est une nouvelle entité encore plus riche, plus profonde et plus diversifiée que la somme des parties qui la composent.
Le superviseur démontre ces dimensions dans son intervention avec le supervisé qui les modélise à son tour pour les mettre en place dans ses propres travaux d’accompagnement.